Le Projet Marmotte Alpine

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Le Col du Lautaret: notre site d’étude

Le Col du Lautaret (2 058 m) est un col de haute montagne situé dans le département des Hautes-Alpes en France. Il marque la limite entre les vallées de la Romanche et de la Guisane, un affluent de la Durance qui prend sa source au col. Les vallées sont reliées par la route nationale 91 (Grenoble – Le Bourg d’Oisans – Briançon). Le Lautaret est l’un des points les plus bas de la ligne de crête qui sépare les Alpes du «nord» (principalement de la région Rhône-Alpes) et du «sud» (principalement de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur). Le Col est ouvert toute l’année et offre une vue exceptionnelle sur La Meije au sud-ouest et le Grand Galibier au nord. Il est également réputé pour son jardin alpin. La route du Col du Galibier part du Lautaret.

Le climat présente toutes les caractéristiques du climat alpin : températures moyennes basses, grandes amplitudes thermiques quotidiennes et annuelles, précipitations importantes.

Les différences d’altitude et d’exposition conduisent à une végétation fortement diversifiée comprenant des communautés végétales de types méditerranéennes subalpines, alpines, et nivales. La zone est considérée comme particulièrement riche et recèle de nombreuses espèces végétales rarement rencontrées en France.

La faune comprend de nombreuses espèces emblématiques des Alpes telles le chamois, Rupicapra rupicapra, ou encore le bouquetin, Ibex ibex, mais également des prédateurs de la marmotte alpine tels que le renard roux, Vulpes vulpes, et l’aigle royal, Aquila chrysaetos.  Pâturage ovin et bovin subsiste.

Les marmottes occupent la vallée de l’altitude la plus basse à plus de 3 000 m d’altitude sur les pentes exposées au sud. La population de cette vallée n’est pas une population isolée, mais fait probablement partie d’une communauté plus large comprenant les pentes inférieures et les vallées adjacentes au sud, à l’est et au nord.

Trois populations suivies

Sur ce site d’étude, trois populations aux environnements contrastés sont suivies: Lautaret, Roche noire et Galibier. Au Lautaret (2 058 m), la neige fond plus tôt dans la saison et au Galibier (2 645 m) significativement plus tard, ce qui retarde la croissance des plantes et modifie le cycle annuel des marmottes.

 

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La cartographie des territoires ainsi que la composition des groupes familiaux étaient précisément connues et remises à jour en permanence.

La Grande Sassière: notre précédent site d’étude

location géographique

Notre précédent site d’étude se situait dans la partie ouest de la Réserve de la Grande Sassière (45°29’N, 6°58’E) dans la vallée de la Haute Tarentaise, sur la commune de Tignes (Savoie).

A une altitude de 2350 m, il s’étendait sur environ 40 ha autour du chalet du Santel. Il était parcouru par quatre torrents : deux torrents, l’un coulant d’est en ouest et l’autre du nord au sud, divisent la zone d’étude, deux autres torrents, coulant du nord au sud, limitent la zone d’étude.

Depuis 1990, 26 groupes familiaux étaient étudiés, 17 groupes ont fait l’objet d’un suivi intensif. Ils se répartissaient selon trois expositions au soleil : adret, ubac et fond de vallée. L’adret, exposé sud, correspond aux premières pentes sous l’aiguille de la Grande Sassière, le fond de vallée correspond aux replats situés entre la piste et le torrent situés en fond de vallée, enfin l’ubac correspond au versant nord du dôme de Picheru. L’ubac est enneigé plus tardivement, ce qui conduit à un retard de la croissance des plantes et, à un décalage du cycle biologique des marmottes.

colonie

La cartographie des territoires ainsi que la composition des groupes familiaux étaient précisément connues et remises à jour en permanence. La population semblait avoir atteint la saturation spatiale : seuls trois nouveaux territoires ont été créés par fractionnement de territoires préexistants entre 1990 et 2005.