Le Projet Marmotte Alpine

Bienvenue au sein du Projet Marmotte Alpine

Timothée Zidat

espace

Zidat_Timothée

Doctorante – Université Claude-Bernard – Lyon1

courriel: timothee.zidat@univ-lyon1.fr

tel. : +33(0)4 72 43 35 84
fax : +33(0)4 72 43 13 88

UMR CNRS 5558 – LBBE
Biométrie et Biologie Évolutive
UCB Lyon 1 – Bât. Grégor Mendel
43 bd du 11 novembre 1918
69622 VILLEURBANNE cedex
FRANCE

espace

Projets

La communication est essentielle à la compréhension du comportement animal et consiste au transfert d’informations d’un ou plusieurs organisme(s) émetteur(s) à un ou plusieurs organisme(s) receveurs(s). Elle implique souvent plusieurs signaux délivrés dans différentes modalités sensorielles, les principales étant: visuelles, sonores et chimiques. Les systèmes de communication visuels et acoustiques sont bien connus et cela depuis plusieurs siècles, mais la communication chimique n’est quant à elle étudiée que depuis les années 1950. Bien qu’initialement étudiée chez les insectes, l’olfaction s’est avérée être utilisée chez un grand nombre d’organismes vivants tels que les bactéries, les reptiles, les oiseaux ou encore, les mammifères et reste le principal mode de communication chez de nombreuse espèces de rongeurs.

Chez la plupart des espèces de mammifères, les individus utilisent plusieurs sources d’odeurs pour la communication (les principales étant les glandes exocrines spécialisées, l’urine et les fèces), et ces odeurs jouent un rôle important dans la reproduction et les interactions sociales. En effet, leur composition chimique pouvant être très variable d’un individu à l’autre, ces substances peuvent renseigner sur des caractéristiques individuelles telles que l’espèce, le sexe, l’âge, le statut de dominance ou encore le génotype et être utilisées dans la reconnaissance individuelle ou entre parentés.

La marmotte alpine (Marmota marmota) utilise deux principaux types de communication, la communication acoustique (cris d’alarme) et la communication chimique dont les principales sources d’odeurs utilisées sont les glandes exocrines (anales, jugales et buccales). De nombreuses observations ont rapporté que ces glandes sont utilisées lors du marquage du territoire ou encore dans un contexte d’interaction sociale. Il est donc possible que l’olfaction permette une certaine reconnaissance individuelle (e.g. distinction entre familier et non familier) et intervienne dans le choix de partenaire. En effet, de nombreux cas de paternité hors couple ont été rapportés chez la marmotte alpine. Des travaux précédents ont montré que celles-ci sont observées lorsque les partenaires sociaux sont (1) très similaires ou, au contraire, très dissimilaires génétiquement, suggérant un choix pour une compatibilité génétique optimale (optimal outbreeding), et/ou (2) très similaires au CMH (Complexe Majeur d’Histocompatibilité) de classe II. L’odeur pourrait donc renseigner sur la compatibilité génétique du mâle (i.e. l’apparentement) mais aussi sa qualité génétique (e. g. le génotype au CMH).

Mon projet de thèse visera à :

     1) Caractériser les profils chimiques des différentes glandes pour chaque individu en analysant les sécrétions par passage en chromatographie en phase gazeuse et spectrométrie de masse (GC-MS).

     2) Tester si les signaux chimiques véhiculent une information sur les caractéristiques individuelles, susceptibles notamment d’être utilisées dans le choix du partenaire. Il s’agira en particulier d’identifier si l’odeur peut renseigner sur le sexe, l’âge, le statut de dominance et le génotype chez la marmotte alpine.

     3) Tester si les informations émises par les différentes glandes sont similaires ou non.

Financements

Bourse de thèse ministérielle (2015 – 2018)

Publications

Conférences

Advertisements